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Le lundi, 04 mars 2019

Dans notre environnement, que nous connaissons en tant que pays développé, un vélo est un appareil de loisir, parce qu’il est né ainsi il y a deux siècles, plus précisément en 1817 grâce à l’ingéniosité du baron K. Drais. Mais le vélo ne sert pas dans tout le monde à s’amuser ou faire du sport. Il y a des endroits sur terre où le vélo est le seul mode possible de transport.

 

On estime que dans le monde entier il y a quelques milliards de vélos qui sont utilisés comme moyen de transport ou pour faire de l’exercice. La croissance du parc vélo mondial est inégale là où son objectif principal servait de loisir ou pour faire de l’exercice, jusqu'à l’apparition du vélo électrique, il y a quelques années et là où son utilisation est quelque chose de complètement différent et proche de la survie...  Le vélo comme moyen de transport, qui, jusqu'à très récemment ne s’utilisait que dans certains pays de plaines, se répand dans de nombreuses villes grâce aux nouvelles batteries de grande capacité de charge et poids relatif. Mais tout n’est pas de cette façon dans ce monde

 

Très certainement la grande majorité de ces milliards de bicyclettes n’est pas dédiée au loisir ou au sport. Dans de nombreux endroits, le vélo est un trésor qui permet de se déplacer d’un endroit à l’autre, à des vitesses supérieures à 10 ou 12km/h, surtout dans des endroits où les températures, ne permettent pas de leurs propres habitants marcher à plus de 2, 5km / heure.

 

C’est le cas de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso et de son quartier de Rimkieta, en particulier, comme de tous les pays oú le Sahel, exerce son influence avec dureté. Un terrain irrégulier (plaine, mais sablonneuse et bosselée en raison de la saison annuelle des pluies), des températures élevées (la plupart de l’année au-dessus de 35 ° et plusieurs heures chaque jour au-dessus de 40 °), avec de longues distances à parcourir (Rimkieta vient à faire 30 km2 ?, disons un tiers ? de Barcelone), ses habitants n’ont pas la facilité à se déplacer, interagir, faire du commerce, participer à des moyens de formation, aller à la prière, chez le médecin ou le guérisseur...

 

Il y a quelques années nous avons réalisé tout ce qui peut tenir sur un vélo, quand on ne peut pas faire autrement, et personnellement, je me suis tenu à l’idée de fournir des vélos à prix social. J’ai vu des vélos avec plusieurs personnes, des meubles, des animaux, des sacs... cela devait être très utile. Et nous avons su qu’en effet un vélo était quelque chose de difficilement achetable par nos femmes car ils coûtaient comme deux et jusqu'à trois mois de salaire de base... En outre, nous pensions, un vélo devrait donner plus d’autonomie à toute femme pour pouvoir aller au travail. Et nous nous y sommes mis.

 

Nous avons trouvé un importateur de bicyclettes “France au revoir” (vélos Européens d’occasion, de très bonne qualité) qui, révisées, mises au point et peintes, pourraient nous coûter 65 €. Dans un pays où le salaire de base interprofessionnelle est de 1,4 € par jour... nous avons décidé d’offrir les vélos à plus ou moins la moitié de leur coût, autrement dit un mois de salaire de base et à payer en versements confortables au long d’une année.

 

Et ainsi nous avons fourni plus de 3 000 vélos en 5 ans à raison de 45 vélos par mois, sauf en août, et en décembre 200, pour un total d’environ 700 unités par an. Ces 700 vélos par an ne sont ni peu ni beaucoup... ils représentent ce que notre équipe locale est en mesure de gérer et d’administrer rigoureusement : fiche du vélo, contrat avec le bénéficiaire et ses deux garants “moraux”, suivi des réparations (qui, en un mot, disons qu’elles sont payées la moitié par le futur propriétaire du vélo, dans le but d’aider à créer l’habitude de préserver les choses, une habitude qui n’existe pas dans cette culture...), sensibilisation en matière de sécurité routière, frais mensuels de 3 € (2. 000Fcfa) pour chaque bénéficiaire, livraison... Un travail laborieux.

 

L’impact social de ce projet est important, car avec une population d’environ 95 000 personnes à Rimkieta et en supposant un nombre de quatre bénéficiaires par vélo, nous avons “motorisé” très certainement près de 12 000 personnes, plus de 10 % de la population. Des personnes qui maintenant font du commerce de ceci ou cela, qui se rendent visite, qui emmenent les enfants à l’école, qui fréquentent le CAP... et qui avant ne le faisaient pas ou alors ne le faisaient qu’en cas de nécessité extrême.

 

À la FAR, nous ne nous consacrons pas à récolter des succès, mais je suis sûr que la contribution sociale du “Projet Vélos”est très élevée, parce que le seul fait de voir les visages des bénéficiaires dans lors des livraisons mensuelles nous fait resentir la joie intérieure du bien qui a été fait... Difficile de décrire un de ces visages à ce moment... Très proche de ceux des enfants face à leur cadeau de Noël le cadeau des rois ou la surprise de la Petite Souris...

 

De tout cela Sylvie, notre première employée de l’équipe de la FAR, pourrait en donner témoignage irréfutable ; elle vit le projet comme si tous les vélos étaeint pour elle. Et aussi notre Drissa, grand chef des projets des Enfants de la Rue et Loisir Sportif, qui est le responsable de la récupération des vélos impayés, ainsi que notre María Bacardit connue sous le nom “petite María”, qui supervise le projet, ou Eva qui en fait de même depuis Barcelone.

 

Plus de trois mille femmes et enfants, qui ont bénéficié directement de la FAR, plus de trois mille femmes et enfants, à qui tous les Amis de la FAR ont changé leur vie.

 

Merci énormément pour votre soutien à livrer autant de mobilité et, surtout, autant de bonheur.

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