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La réalité des “8 mars” au Burkina

Le lundi, 08 avril 2019
La réalité des “8 mars” au Burkina

Le 8 Mars nous “fêtons” la journée Internationale de la Femme. Au Burkina, pendant cette journée, une des 365 qu’a une année, la femme “se voit le droit” de “garer” tous ses problèmes et responsabilités.

 

Les quelques personnes qui peuvent se le permettre, à leur coût, environ 15 €, s’habilleront avec le tissu commémoratif emblématique qui chaque année est conçu à cet effet. Et elles sortiront de chez elles pour s’asseoir dans un bar avec leurs amies et passer du temps ensemble et même danser... pour retourner à nouveau dans la soirée, aux mêmes angoisses et problèmes qui les ont attendues pendant toute la journée, et qui les accompagneront jusqu’au 8 mars de l’année suivante. (Continuer à lire)

 

Pendant ce temps, et pendant que rien ne change, toutes les 2 secondes, oui, toutes les 2 secondes, une fille est mariée quelque part dans le monde. Au Burkina, 10 % des jeunes qui ont aujourd'hui entre 20 et 24 ans, se sont mariées avant les 15 ans et plus de 50 % avant 18 ans (source : UNICEF).

 

Et pendant ce temps également, pendant les 365 jours par an, chaque jour, oui, tous les jours, autour de 830 femmes qui accouchent meurent, dont 99 % des décès ont lieu dans les pays en voie de développement et la grande majorité aurait pu être évitée. Au Burkina, seulement 65 % des accouchements ont été assistés par un personnel de santé qualifié (source OMS).

 

Selon des chiffres des Nations Unies, le taux de maternité des adolescentes (jeunes de 15 à 19 ans) au Burkina est de plus de 10 %. En Espagne, pour faire une comparaison, c’est 0,8 %.

 

Sur les 123 millions d’adultes analphabètes dans le monde, 76 millions sont des femmes (près des deux tiers). Au Burkina, plus de 32 % des filles ne vont pas à l’école primaire... Privées d’une éducation de base et avec une très faible culture familiale en faveur de l’éducation, mais plus de 52 % des jeunes de 15 à 20 ans sont analphabètes. Au Burkina, seulement 6 % des femmes étudient ou ont terminé des études supérieures. Seulement 35 % des femmes ont un compte ouvert dans une banque...

 

Je pourrais continuer à donner des pourcentages et n’en finirais pas... Parce que je n’ai pas reflété les données des filles exposées à toutes sortes d’injustice ou d’abus (celles que nous appelons affectueusement « Cendrillons » du projet « Formation et réinsertion des filles non scolarisées » de la FAR) ou de violence et exploitation sexuelle...

 

Et c’est que, bien qu’ayant noté quelques progrès ces dernières années, la plupart des femmes du Burkina sont encore marginalisées et ne sont pas prises en compte dans le processus décisionnel au sein de la famille, et donc n’en parlons pas au niveau local ou national.  La grande majorité continue de vivre dans une situation de forte dépendance, par toutce qui a été commenté, l’analphabétisme, les mariages précoces forcés, la maternité précoce, etc.

 

En días como el 8 de marzo, mi convencimiento de la misión de la FAR, donde las mujeres y los niños son los protagonistas, no sólo se reafirma, si no que se acrecienta. Todavía hay mucho camino por andar, y este año damos un paso adelante con la sensibilización contra la Mutilación Genital Femenina (MGF). Según la OECD, en 2018 se estima que 200 millones de niñas y mujeres en el mundo habían sufrido algún tipo de MGF. A pesar de estar prohibido en Burkina, se practica habitualmente, con un 63%, de niñas y mujeres mutiladas, la mayoría de casos en niñas de una edad media de unos 6 años.

 

Lors des journées comme le 8 mars, ma conviction de la mission de la FAR, où les femmes et les enfants sont les protagonistes, non seulement se réaffirme, mais elle croît. Il y a encore un long chemin à parcourir, et cette année nous avons franchi une étape avec la prise de conscience contre la mutilation génitale féminine (MGF). Selon l’OECD, en 2018, il est estimé que 200 millions de filles et de femmes dans le monde entier avaient subi une forme quelconque de la MGF. Étant malgré interdite au Burkina, elle est pratiquée régulièrement, un 63 % des filles et des femmes mutilées, la plupart des cas des jeunes filles à 6 ans de moyenne d’âge.

 

Nous avons beaucoup d’enthousiasme mis sur ce nouveau projet, que nous serons en mesure de réaliser, parce que année après année vous nous poussez et nous encouragez à continuer.

 

Je terminerai aujourd'hui par partager avec vous une anecdote d’il y a quelques mois quand j’ai négocié la vente d’une voiture d’un ami espagnol, qui a dû quitter soudainement le Burkina et qui l’a laissée à mon nom, pour m’en charger en son absence. Je n’avais pas pu vendre la voiture sans la permission de mon mari... la voiture étant cependant à mon nom, et étant mariés sous un régime de séparation de biens...

 

Les 8 mars sont bons, mais dans certains pays c’est presque grotesque et blessant ce qui se célèbre et la façon dont cest célébré. Je maintiens ce qui a été dit, nous avons encore un long chemin à parcourir !

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